L' insolite DU MARATHON EN DEVENIR : MAZEN MROUEH

Aussi sportif et en forme que je sois aujourd’hui, c’est l’inverse de quand j’étais jeune. J’étais obèse et pesais 107 kilos. Je jouais au basket à l’école et à un moment donné il y a eu un tournant dans ma vie, j’ai commencé à courir pour perdre du poids. Je l’ai fait pendant un temps, puis me suis arrêté. L’inspiration me manquait. Jusqu’à ce que mon frère fasse une course amicale de 10 kilomètres. Cela a été pour moi ma première sérieuse introduction à la course à pied. Qu’est-ce que je me suis senti bien et je pouvais même suivre mon frère alors qu’il s’entraînait pour un semi-marathon ! J’ai suivi son conseil et à partir de ce moment en 2012, j’ai pris goût à la chose et la course à pied est devenue plus importante que jamais pour moi.

Ces dernières années, j’ai couru plusieurs marathons, des semi-marathons et beaucoup de courses à pied. Souvent en combinaison avec la course pour une bonne cause, pour des enfants atteints de maladies rares ou pour le cancer. Un bel exemple est Climb for Cancer en 2013. Avec un groupe d’aventuriers, ascension du Kilimandjaro pour Shahd, réfugiée syrienne de neuf ans souffrant d’un cancer. J’ai commencé à voyager pour pouvoir courir dans divers marathons. Et plus le défi est extrême, mieux c’est. Pour l’illustrer au mieux : le défi psychique et physique du North Pole Marathon à -35 °C, une différence de 80 degrés, parce que j’arrivais de Dubaï. 

Comme préparation, nous avons donc fait des entraînements dans l’eau froide et couru sur de la neige artificielle. J’ai voyagé dans le monde entier, de l’Afrique à New York et de Barcelone à Beyrouth. C’est d’ailleurs là que j’ai couru mon premier marathon en novembre 2012. À l’époque je n’étais pas encore prêt, je m’étais insuffisamment entraîné, mais me mettre au défi était bien ancré depuis longtemps ! Avec mon meilleur ami, j’ai fini ce premier marathon en 5 heures 45 minutes, je crois que nous sommes arrivés les derniers. Pour pouvoir bien faire mes marathons et relever les défis insolites que je me suis lancé, je veux bien sûr être au top de ma forme. En plus de la course à pied, j’essaie de m’entraîner 45 minutes six jours par semaine à la salle de sport, seulement sur la force.

La course est pour moi un mode de vie. Je remarque qu’avec les défis que je relève, j’inspire des gens qui me soutiennent avec mes bonnes causes dans lesquelles je crois de tout cœur et pour lesquelles je fonce. La course à pied me rend plus heureux, je ressens une énorme liberté, j’ai davantage confiance en moi, je suis plus patient et me concentre mieux. Si je cours sur de longues distances, parfois cinq heures d’affilée, je suis en mesure de résoudre des problèmes, car la course d’endurance booste ma créativité. Je peux dire à bon droit que la course à pied a fait de moi un homme meilleur.

Mazen a jusqu’ici couru 28 marathons et le numéro 29 sera vraiment très spécial.